Table des matières



- Introduction

- Définition

- SAOS

- Epidémiologie

- Les conséquences

- Le diagnostic

- Le traitement

- Liens













Pharynx ouvert Respiration normale



Pharynx partiellement obstruée. Hypopnée



Pharynx obstrué. Apnée



 
La respiration est une fonction vulnérable: l’organisme ne dispose que de quelques minutes de réserves en oxygène. L’homme endormi perd certains contrôles, en particulier respiratoires. Une anomalie des voies aériennes ou des muscles respiratoires peut n’entraîner aucun trouble pendant l’éveil, grâce à des systèmes compensateurs dont la perte pendant le sommeil peut entraîner des apnées ou une insuffisance de ventilation. Pour survivre, l’organisme doit alors mettre en jeu une stratégie dont le prix à payer se manifeste sous la forme de symptômes nocturnes et diurnes.

Le pharynx : une voie aérienne qui peut se fermer
Pour pénétrer jusqu’aux poumons, l’air emprunte des conduits dont le calibre et la rigidité varient. Les voies aériennes supérieures, situées à l’extérieur du thorax, peuvent se boucher lors des mouvements inspiratoires (figure 2). Ce phénomène ne concerne pas celles dont la rigidité garantit l’ouverture (nez, trachée). En revanche, le pharynx, qui est un tube mou, musculaire et membraneux, est susceptible de s’obstruer.

Pour empêcher l’occlusion du pharynx, un mécanisme protecteur est mis en action avant même le début de l’inspiration : la contraction de muscles dilatateurs du pharynx (génioglosse, géniohyoïde, styloglosse, masséters, ptérygdoïdes, tenseur du voile du palais). L’ensemble de ces mécanismes assure la stabilité des voies aériennes supérieures et permet à l’air de circuler librement tant à l’inspiration qu’à l’expiration dans un conduit de dimensions régulières.

Chez les patients atteints du SAOS , on assiste néanmoins à une véritable fermeture du pharynx ayant différentes causes (cf. épidémiologie )
La respiration cesse, c'est une apnée. Le cerveau, averti du danger, envoie plus ou moins vite l'ordre aux muscles oropharyngés de se contracter pour lever l'obstacle. Cette contraction musculaire est associé à un éveil bref, un "micro éveil", d'une durée de quelques secondes environ, qui ne réveille pas complètement le patient, mais qui empêche la progression du sommeil vers les stades profonds. L'apnéique se rendort, mais le phénomène se reproduit bientôt: aspiration des parois, blocage de la respiration et micro éveil.

L'architecture du sommeil est mise à mal. Les micro éveils ont fragmenté les stades légers et empêché la progression naturelle du sommeil vers les stades profonds et le sommeil paradoxal. L'organisation en cycle disparaît. Ce sommeil n'est plus réparateur. Le sommeil s'appauvrit donc et devient insuffisant quantitativement et qualitativement. Il se conjugue à une asphyxie nocturne abîmant les tissus de l'organisme qui souffrent et se détériorent. Ses fonctions réparatrices, modulatrices, cognitives et mnésiques sont donc gravement affectées (cf. conséquences).