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Comment identifier un SAOS: les examens nécessaires
Tout médecin qui suspecte un SAOS procède à un premier questionnaire portant sur le ronflement et les apnées du patient (décrit par l'entourage), la somnolence diurne évaluée par différents tests dont le test de somnolence d'Epwotrh mais aussi sur les facteurs favorisants le SAOS (obésité, sexe masculin ,...)et sur les conséquences potentielles de celui-ci. En fonction de ces éléments, différents examens peuvent être réalisés pour parvenir au diagnostic.
| Diagnostic par polysomnographie |
La polysomnographie réalisé en laboratoire de sommeil est l´examen de référence pour le diagnostic du SAOS. Elle permet d´obtenir une information complète sur l´évolution des états de vigilance et la qualité du sommeil du sujet enregistré ainsi que sur la qualité de sa respiration.
Pour connaître la qualité du sommeil, au moins trois paramètres sont nécessaires:
- l'activité électrique du cerveau (EEG: électroencéphalogramme)
- l'activité des muscles des yeux (EOG: électro-oculogramme pour déceler la phase paradoxal du sommeil)
- l'activité musculaire du menton (EMG: électromyogramme)
Pour avoir une idée de la respiration, on associe à l'enregistrement du sommeil celui des mouvements thoraciques et abdominaux par l'intermédiaire de sangle autour du thorax et de l'abdomen. Les arrêts respiratoires seront étudiés grâce au flux nasal mesuré par une sorte de "lunette" dans le nez. D'autre part, on place un "oxymètre" sur le doigt pour analyser la chute en oxygène dans le sang lors de chaque apnée. La position du patient est enregistrée à l'aide d'un capteur placé sur le sternum.
La détermination du type de ronflement est obtenu au moyen d'un analyseur de bruits trachéaux. Les mouvements des jambes sont enregistrés avec des électrodes collées sur les jambes.
La polysomnographie est un examen contraignant pour le patient mais indolore. En revanche, il est d'une certaine complexité pour l'équipe soignante. Alors lorsque peu d'arguments sont en faveur du SAOS mais qu'il persiste un doute des examens simples peuvent être proposés, comme l'enregistrement de la SaO2 ou des bruits trachéaux.
| L'enregistrement de la saturation en oxygène de l'hémoglobine (SaO2 ) |
Les progrès de la technologie ont permis de développer de petits capteurs qu'on place à l'extrémité d'un doigt ou sur le lobe de l'oreille, et qui émettent des rayons lumineux qui sont absorbés différemment selon que le sang contient beaucoup ou peu d'oxygène. Or pendant l'apnée, l'air n'est pas renouvelé au niveau des poumons. Par conséquent, la quantité d'oxygène transportée par le sang diminue. On peut donc enregistrer grâce à l'oxymètre sur de longues durées la SaO2.
Cet examen fait partie de la polysomnographie mais il peut être réalisé seul chez les patients qui n'ont pas d'arguments en faveur du SAOS.
L'analyse de l'enregistrement est rapide grâce à l'informatisation de l'exploitation des résultats. Les désaturations oxyhémoglobinées secondaires aux apnées peuvent être reconnues car elles sont courtes et répétées. Ainsi, la polysomnographie sera programmée uniquement en cas de nécessité.
| Les enregistrements sonores |
Un petit microphone collé au niveau du cou permet de capter les bruits liés au passage de l'air dans la trachée pendant l'inspiration et l'expiration. En enregistrant ainsi les bruits trachéaux, on peut, grâce à l'analyse informatique de l'enregistrement, détecter la présence d'un ronflement, en évaluer l'intensité et repérer les phases de silence correspondant aux apnées. Le capteur (microphone) est facile à poser et à tolérer pendant le sommeil. L'examen peut ainsi être réaliser en dehors de l'hôpital.
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